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L’Art du Papercraft

Le paper-toy étant une espèce de sous-famille du papercraft, lui-même sous-famille de l’origami, lui-même sous-fammille – enfin bref – ca mérite qu’on en parle quand même un peu ici ! Depuis quelques années, on voit défiler des réalisations plus folles les unes que les autres (essentiellement nippones), notamment grâce à l’essor d’Internet et à l’accessibilité des softs DAO. Petit tour de la question et images décoiffantes…

Si vous êtes amoureux des objets en papier (en général), vous ne pourrez pas rester insensibles au papercraft, qui prend une nouvelle dimension depuis la révolution numérique des années 2000. Au Japon, cela s’appelle le pepakura (ペパクラ), et sa pratique se démocratise largement, amenant des créations parfois incroyables et souvent inspirées du monde des jeux vidéos et de l’univers manga.

Historiquement, ces types de construction en papier ont connu une très forte extension vers la fin du 19ème siècle sous forme de lithographies diffusées par des imprimeurs/éditeurs européens et en particulier allemands. Le papercraft utilise le papier et le carton, matériaux faciles à mettre en œuvre, pour réaliser des objets divers et variés. Pour cela il faut d’abord réaliser le « développement plan » de l’objet à construire : c’est en quelque sorte le patron 2D de l’objet 3D qui est assimilé à un assemblage de surfaces développables. Une fois imprimé sur papier cartonné, le patron sera ensuite découpé et l’objet sera obtenu par pliage, assemblage, et collage. Les termes anglais de cardmodel ou paper toy ou sont parfois utilisés pour les désigner. Pour le second, dont nous parlons tous les jours ici, il s’agit de maquettes plutôt faciles à concevoir et assembler, dans un esprit ludique et fun. Comme des jouets…

Jusque-là développées en figures imposées par les éditeurs et imprimeurs, l’art du papercraft est aujourd’hui totalement boulversé par l’informatique et les réseaux. En effet, un modèle à construire n’est rien d’autre qu’un ensemble de pages à imprimer sur papier fort ou carton : il se résume à un fichier que l’on peut stocker, transmettre sans difficulté et imprimer autant de fois qu’il est nécessaire… A l’origine, pour la maquette classique, le coût de réalisation du modèle prêt à imprimer, l’impression elle-même en couleurs sur un papier adapté, la découpe, le stockage et le transport de planches de grandes dimensions étaient loin d’être faciles et donc coûteux. A contrario, la conception, l’impression et le stockage d’une planche de maquette à l’aide d’un logiciel graphique adapté ne présente plus aucune de ces difficultés, et ouvre la voie à tout un champs d’applications nouvelles dont les seules limites sont celles de l’imagination… et de la compétence en infographie. Touch3D, Blender3D, AutoCad, Surfmaster, Amapi3D, SketchUp, Pepakura Designer sont autant de softs que l’on peut utiliser pour modéliser des papercrafts (et des paper toys) sur ordinateur, avant de les imprimer. Ce loisir n’est tout de même pas à la portée de tous et nécessite un solide bagage DAO/3D, du moins pour les réalisations complexes. En tous cas, si vous avez une grande volonté et beaucoup de temps pour vous, voici ce que vous pourrez peut-être réaliser un jour :

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