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Soft & Matériels


1 – Création du modèle

Pour commencer, il faut bien sûr imaginer le modèle que l’on souhaite créer. Formes, proportions, style… A moins d’être très talentueux, il vaut mieux réaliser quelques roughs au crayon avant de se lancer dans la modélisation.

On pourra ainsi tester plusieurs paramètres et « projeter » le résultat en 2D avant de passer aux choses sérieuses. Jusque-là, nous sommes sur une activité de dessin très classique, à condition de maîtriser les bases élémentaires de l’isométrie et des perspectives…

2 – Modélisation en 3D (software)

C’est l’étape la plus technique. Celle qui barre la route aux amateurs les moins volontaires, découragés face à la relative complexité des softs disponibles. Blender, 3DS max, AutoCAD… Autant de logiciels qui permettent de créer une forme en volume, que vous devrez ensuite transposer « à plat ».

Attention à rester sur des formes assez simples, d’autant si vous souhaitez réaliser un papertoy… En effet, si votre création est trop complexe ou détaillé, la modélisation, la mise à plat et l’assemblage seront d’autant plus compliqués. On se rapproche alors plutôt de la maquette en papier (au sens du modélisme), appartenant à la grande famille du papercraft…

Au niveau de l’export de votre modèle, plusieurs formats peuvent convenir en fonction de la manière dont vous souhaitez créer le plan à plat (patron ou template). En général, on préférera l’extension universelle en .OBJ, normalement compatible avec n’importe quelle interface de traitement…

3 – Conversion à plat (software)

Pour imprimer et assembler vos papertoys, il est indispensable de transformer le modèle en volume que vous avez créé dans une forme aplatie que l’on appelle ‘patron’ ou ‘gabarit’ en français, et ‘template’ ou encore ‘pattern’ en anglais. Conçu de manière à être facilement assemblé une fois imprimé, le plan à plat est sans doute l’élément le plus difficile à obtenir. Heureusement, il existe des logiciels pour réaliser facilement ce processus de conversion…

Le plus connu et le plus utilisé est le logiciel Pepakura Designer. Gratuit et orienté ‘grand public’, il suffit d’y importer le modèle 3D que vous avez créé (format universel .OBJ) et de générer la version à plat (PDF, JPG, etc.). Pour faciliter l’assemblage de ce template, vous pouvez l’améliorer en modifiant les points de jonction ou en rajoutant un système d’encoche qui permettra de se passer de colle (comme les fameux modèles Cubeecraft, ou certains modèles de l’artiste Tougui).

Quelques tests d’impression seront peut-être nécessaires afin de parfaire votre patron, afin que celui-ci reste facile à exploiter (impression, découpes, pliages). D’ailleurs, on préféra exporter un fichier PDF, pour ses nombreux avantages : universalité, rendu, poids…

4 – Choix du papier & Impression

Globalement, il n’y a pas de règles en la matière… Tout dépend du résultat souhaité (aspect, taille, usage, rendu…). Concernant le grammage (ou ‘force du papier’), il est généralement conseillé de privilégier une épaisseur correcte (au moins 150g). En-dessous, les pliages risquent de ne pas très bien se tenir et l’objet sera un peu trop fragile.

A l’inverse, il vaut mieux éviter de choisir un papier trop épais, afin de pouvoir effectuer correctement les pliages, les rainures et l’assemblage. En effet, à moins de disposer d’un très bon matériel (comme un plotter de découpe), il est préférable d’oublier le format cartonnette ( > 250g).

Au niveau du type de papier, tout est possible : Canson, Bristol, papier recyclé… Mat, brillant, photo… Blanc, couleur, métallisé… Lisse, rugueux, granulé… C’est en fonction de votre création !

Concernant l’impression, une imprimante jet d’encre classique fera parfaitement l’affaire. On préférera en revanche une impression au format A3, surtout si votre template tient sur une seule planche… Sinon, votre papertoy risque d’apparaître trop petit une fois assemblé.

5 – Découpe et rainage

La découpe est souvent délicate et fastidieuse. C’est l’étape d’assemblage qui prend généralement le plus de temps. Plus le modèle est complexe et plus il y a de formes arrondies, plus cela est vrai. Beaucoup d’utilisateurs qui téléchargent avec entrain un modèle se heurtent à cette tâche laborieuse (qui souvent les rebute). Il faut donc encore une fois tendre vers la simplicité…

Pour les utilisateurs qui vont assembler votre papertoy (si toutefois vous daignez le partager), il vaut mieux leur faciliter la tâche en indiquant clairement les tracés de plis et de découpe sur votre patron (template). Mieux vous préparez le terrain, plus l’expérience reste ludique !

Niveau matériel, une bonne paire de ciseaux (à bouts pointus) est indispensable. Pour le résultat final, il est important de réaliser des découpes nettes et propres en évitant d’effilocher le papier. Pour une précision maximale et pour certaines découpes « intérieures », il existe un instrument magique, que les étudiants en arts plastiques connaissent bien. Il s’agit du couteau X-Acto. Sa lame fine et affûtée vous apportera un résultat nikel.

Enfin, pour obtenir des plis parfaits, il y a une petite astuce ^^ Il faut prendre le temps de rainer les axes de pliage (à l’endroit ou à l’envers, selon le style que vous privilégiez). Pour ce faire, pour pourrez utiliser un cutter ou un couteau X-Acto en prenant soin d’enfoncer la lame sans couper le papier. Il faut évidemment guider votre rainure avec une règle, sinon cela risque d’être compliqué !

6 – Pliage, assemblage et collage

Normalement, si vous êtes l’auteur du modèle, vous devez savoir vous y prendre ^^ En revanche, on peut rappeler quelques précautions d’usage élémentaires : travailler dans un environnement confortable, avoir les mains propres, ne jamais forcer, etc. Sinon, vous êtes bons pour reprendre depuis l’impression !

Si votre modèle nécessite de la colle, on pourra utiliser des produits très classiques. Colle blanche, colle liquide, colle vinylique, etc. On bannira par contre les colles trop puissantes comme la Super Glue, avec laquelle vous risquez surtout de vous coller les doigts. L’idéal est d’utiliser une colle pas trop liquide (que le papier évite de gondoler) et qui ne sèche pas trop vite (pour pouvoir correctement positionner le papier). Les plus perfectionnistes peuvent appliquer leur colle avec un pinceau ou une carte plastique rigide (type carte de crédit).

Voilà, il n’y a plus qu’à laisser sécher votre modèle… et l’admirer.

7 – Méthodes alternatives

Si une des étapes précédentes vous fait peur, tout n’est pas perdu… Il reste la débrouille ! En effet, rien ne vous empêche de créer une forme originale ‘à tâtons’ ou à partir de modèles existants. On peut modifier, imbriquer, étirer… Ou bien encore mélanger les formes de plusieurs modèles et obtenir un mashup créatif.

C’est moins classe que de tout faire de A à Z, mais presque tout le monde peut ainsi fabriquer son propre papertoy, à condition de ne pas simplement se contenter de copier. Dans tous les cas, si vous empruntez quelques éléments ici et là, restez fair-play en prenant soin de citer la paternité… Cela sera toujours apprécié.

8 – Accessoires

Une fois votre papertoy assemblé, rien ne vous empêche de le personnaliser avec différents agréments : Tissu, bijoux, lacets, stickers, accessoires divers et variés… il n’ y a aucune limite à votre imagination (si ce n’est le poids des accessoires bien entendu !). Je dis ça comme ça, mais ce type de personnalisation reste encore assez rare dans le monde des papertoys, alors que c’est du plus bel effet…